Jour 33 : De Clermont-Ferrand à Brassac-les-Mines



Quittant la capitale auvergnate par ses hauteurs et son plateau de Gergovie, lieu symbolique de la victoire des Gaulois sur les Romains lors de la guerre des Gaules en 52 avant Jésus-Christ, je continue ma progression vers le sud.

Les premières pentes apparaissent aussitôt après avoir quitté la périphérie de Clermont-Ferrand : Ce sont en effet près de 450 mètres de d’ascension que je parcours en une vingtaine de kilomètres avec des pentes jusqu’à 15%.

Arrivé au village des Martres-de-Veyre, je profite d’une petite section plate pour aller voir la source des Saladis.

Cette source d’eau salée remontant directement des profondeurs, très appréciée comme traitement contre les maladies de la peau, voit pousser autour d’elle bon nombre de variétés de plantes maritimes telles que le plantin maritime, le glaux maritime, la spergulaire marginée ou encore le troscart palustre.

Mon ascension me mène sur les hauteurs la petite ville de Vic-Le-Comte, qui est mon coup de cœur de cette étape : Son église de la Sainte-Chapelle (qui fut un temps la concurrente de celle de Paris), ses ruelles de caractère et surtout ses gens très accueillants (j’ai pu parler avec plusieurs personnes lors de ma pause déjeuner) font d’elle une étape splendide.

Arrivé en haut du col de La Croix des Gardes, qui culmine à près de 660 mètres, j’entame une longue descente jusqu’au village de Parentignat, où se trouve un château qu’on nomme « Le Versailles auvergnat ».

À trois kilomètres de Parentignat se trouve la ville d’Issoire, reconnue pour être l’un des plus beaux détours de France :

Mis à part ses ruelles historiques typiques, sa tour de l’horloge qui offre un belvédère sur la ville, c’est surtout son abbatiale Saint-Austremoine qui fait sa réputation :

Celle-ci est en effet un exemple typique du style roman auvergnat et son clocher est identique à ceux des églises de Saint-Saturnin, Saint-Nectaire et Notre-Dame du Port de Clermont-Ferrand, que j’ai visité.

L’édifice est aujourd’hui en travaux de restauration suite à un incendie apparemment criminel (c’est en tout cas ce que m’a affirmé un riverain ayant entamé une discussion avec moi alors que j’en faisais le tour) survenu presque en même temps que celui de Notre-Dame de Paris.

Puis je continue mon chemin vers Brassac-les-Mines, qui est mon étape de ce soir, par une route plate qui longe le chemin de fer qui traverse le Massif Central.

1 Commentaire

Un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Préparez votre voyage

Découvrez les plus beaux paysages et sites touristiques de notre beau pays et choisissez vos étapes grâce aux vlogs :